>Pedro Soler

Il est quelques artistes rares qu’on aimerait saluer avec des mots nouveaux, ou tout au moins originaux, pour leur talent. Pedro Soler est de ceux-là. Je l’écoutais l’autre soir, salle Pleyel, interpréter, avec cette simplicité et cette sobriété qui appartiennent aux grands, les airs les plus difficiles, du genre si difficiles qu’est le flamenco à l’état pur. Les yeux mi-clos, il poursuivait sur sa guitare un rêve que ses doigts touchant les cordes communiquaient aussitôt à ceux qui attendaient, ravis.

Mille notes, tristes ou gaies, tendres et déchirantes, jaillissaient dans un silence recueilli, et l’Andalousie entière surgissait avec son soleil et ses ombres, sa joie et son mystère : fontaines et arabesques de Grenade, rivages bleus de Malaga, attelages chargés de raisins de Huelva, feria bariolée de Séville, mines dramatiques des confins de la Manche, berceau d’enfant pauvre sur lequel se penche une mère nostalgique.

Oui, Pedro Soler, c’était cela et aussi autre chose : toute l’histoire de la musique populaire espagnole racontée par une guitare.

Claude Couffon - Les Lettres françaises

 

Le respect de l’ancienne école de la guitare flamenca qui ne sacrifie pas la musicalité à la virtuosité de l’artiste. Son exécution est d’une grande netteté et sa sonorité très pure...

ABC (Madrid)

 

Un virtuose de grande école continuellement inspiré...

Le Figaro

 

Pedro Soler, c’est le flamenco précis, exigeant, envoûtant...

Le Monde de la Musique