>Benat Achiary

Benat Achiary est un chanteur, poète, philosophe que l’attachement à la vallée de la Soule, à ses chants, ses aigles, son lyrisme a rangé dans l’étagère faussement poussièreuse des musiques traditionnelles françaises ; mais Benat Achiary est un créateur enraciné à découvrir avec urgence...

Le Monde

 

La voix de Benat Achiary est un aigle, ample, torturée ou sereine. Il descend dans le grave ou dans l’aigu. Le visage souffre dans le vibrato ou le cri de la tête, le corps s’arcboute en arrière, pieds saisis de tremblements. Histoire d’une voix…

Libération

 

Benat Achiary est dans Jazzmann car ce souffle, ce lyrisme, cette audace à improviser, à se jeter dans les flammes, à chanter à tue-tête le désespoir du monde et de sa rédemption sont ceux d’Abbey Licoln, de Chet Baker et de Don Cherry... et de qui d’autre aujourd’hui ?

Jazzman

 

Pour Benat Achiary, le chant traditionnel basque est un moyen de s’ouvrir à toutes les musiques, anciennes comme contemporaines. « Ce chant génère, force, énergie et courage. Il est à la base de toutes mes aventures musicales. » La réputation de de ce chanteur à la voix fervente et claire s’étend très loin en France et à l’étranger...

Le Nouvel Observateur

 

Chants de moisson ou d’insomnie, chants des indiens navajos ou issus du gospel, poèmes de Lorca ou de Pessoa, du basque Jochan Atze ou traduction en basque de René Char : quel que soit son répertoire ou la formation qu’il fédère, il y a toujours dans cette prédominence de la mélodie, dans ces airs non mesurés qui s’envolent a capella, en vrille, une fulgurente bipolarité : sérénité et torture, joie et austérité, exploration des tréfonds de l’âme ainsi que des grands larges...

Le Monde de la Musique

 

Benat est l’artiste des collaborations, des aventures, des rencontres. Pour cette soirée, il présentait son tout nouveau duo, qu’il forme avec l’accordéoniste, basque lui aussi, Philippe de Ezcurra. Fou de poésie et de littérature, l’homme d’Itxassu avait choisi de nous faire partager un répertoire de chansons d’amour. Avec cette voix que l’on sent venue de très loin, charriant la douceur des vallées, le chaos des granits, le murmure des torrents, la légéreté de la brise, le fracas des orages, Benat Achiary revisitait les chansons traditionnelles de son pays, mais aussi la poésie de Mallarmé et s’aventurait magnifiquement dans une fascinante version de Mojo Pin, de Jeff Buckley, et une autre tout aussi émouvante de Marry rivers to cross, de Jimmy Cliff...

L’indépendant